Ce n’est que tout récemment que la Côte d’Ivoire s’est à nouveau rendue accessible aux voyageurs.

Vous trouverez donc ici un itinéraire qui séduira les vrais voyageurs en quête d’une Afrique aux multiples facettes : entre les ponts de lianes et une basilique démesurée, les masques tribaux et les danses initiatiques, les chefs tribaux aux singes sacrés, les villages traditionnels de chasseurs ou la tentaculaire mégapole  d’Abidjan, la savane, les forêts et les plages sauvages de l’océan, la Côte d’Ivoire se dévoile comme une terre de magie, pétrie de ses traditions aux origines perdues dans les temps et tournée vers les technologies de demain dans sa capitale.

Chaque jour aura son lot de surprises et vous amènera vers d’authentiques, vibrantes cérémonies traditionnelles pleines de couleurs.

Pour les voyageurs qui aiment les voyages en Afrique sans filtre.

2 à 14 personnes
12jours
10nuits
Dates de séjour
  • Du samedi 07 novembre 2020
    Au mercredi 18 novembre 2020
  • Du samedi 26 décembre 2020
    Au mercredi 06 janvier 2021
Guide ivoirien francophone

 

1er jour : Paris / Abidjan

Départ obligatoire le samedi.

Vol Paris / Abidjan à votre charge (voir chapitre « conditions)Arrivée à Abidjan et transfert à l’hôtel.

Hotel Azalai ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée)

2e jour : Abidjan

(le tour de la ville se fera en fonction de l’horaire du vol intérieur vers Bouaké)

En regardant au loin de la lagune, on constate que le “plateau” (le Centre Ville) se développe très rapidement, non pas en largeur comme la plupart des villes africaines, mais verticalement, avec ses immeubles larges et modernes et ses gratte-ciels. Le centre-ville moderne se délimite à l’ouest par son port, et à l’est par l’incroyable silhouette de la Cathédrale Saints Pierre & Paul.

Court voyage en ferry pour avoir une vue d’ensemble du “plateau”, depuis les eaux. Ensuite, depuis le marché fort animé de Treichville, nous allons vers “Cocody”, calme et paisible, une élégante zone résidentielle qui abrite le bureau du Premier Ministre ainsi que quelques immeubles coloniaux. Nous nous rendons par la suite au nouveau quartier de Yopougon, non loin de la forêt du fleuve Banco et les “Fanico”, les célèbres blanchisseurs.

Transfert à l’aéroport, pique-nique avant le vol intérieur vers Bouaké. Arrivée et transfert à l’hôtel.

Hôtel Mon Afrik ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée)

JOUR 3 : Bouaké – Kong

Le matin, nous rencontrons les Baoulé, une tribu de la lignée Akan originaire du Ghana. Les Baoulé partagent avec leurs cousins – les Ashanti du Ghana- la même hiérarchie sociale complexe, mais ils ont aussi étendu leurs traditions culturelles en s’inspirant de leurs voisins. Leur savoir-faire complexe est preuve de cet héritage fort riche:  statues élaborées représentant le monde des esprits, poulies sculptées de métiers à tisser et beaux masques. Visite de quelques villages.

Nous assistons à la danse des masques Goli. Elle peut être exécutée dans le cadre de divertissement comme dans le cadre de funérailles de personnalité de haut rang. Le masque Goli, de forme ronde “lunaire” est surmonté de deux cornes. Les Baoulé ont tiré ce rituel de leurs voisins, la tribu Wan, après 1900. Pour célébrer la paix et la joie, les participants chantent, dansent et boivent du vin de palme.

Les masques Goli sur Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=6og4Ql9CICc

L’après-midi, nous nous dirigeons vers le Nord, laissant la route principale pour prendre une piste nous menant à la vieille ville de Kong. Le paysage change : Kong est en effet situé dans le Sahel sub-saharien, une savane sèche avec des arbres tels que le baobab.

Cet ancien royaume a vu le jour au XIIIe s. comme centre commercial lorsque les commerçants de l’Empire malien ont commencé à traiter avec le people Senufo. La tradition veut que la ville de Kong ait donné naissance au groupe ethnique Mandé, des commerçants connus partout en Afrique de l’Ouest sous le nom de “Dioula”. Les Dioula ont fait de Kong un point de rencontres et d’échanges commerciaux, à mi-chemin entre les caravanes de sel du Sahara et les exportations depuis les forêts du sud (noix de kola, or et esclaves). La mosquée de Kong est la meilleure illustration de l’architecture traditionnelle soudanaise dans le pays.

Auberge de Kong ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

4e jour : Kong – Ferkessedougou – Khorogo

Trajet en voiture à Ferkessedougou, principal passage vers le Mali et le Burkina Faso. Son développement date de 1895 lorsque la première tranche du chemin de fer Abidjan-Niger a été achevée. Ferkessedougou est devenu son terminal sud. Aujourd’hui, le village est connu en tant que marché de commerce de zébus. Nous nous rendons ensuite à un village éloigné pour voir comment de vieux forgerons utilisent la technique de la fonte du fer, un exemple fort rare de métallurgie traditionnelle du fer en Afrique. Cette “technologie tribale” nous ramène au premier âge de fer en Afrique, faisant référence à cette période de la préhistoire et de la protohistoire lorsque l’ancien monde (Afro-Eurasie) avait recours au fer comme outil dominant pour fabriquer du matériel.

La fonte du fer est une technique secrète et toujours associée aux tabous et à l’initiation. Le forgeron est endogène, dans le sens où seuls ceux nés de familles de forgerons peuvent prétendre suivre le long apprentissage du métier. Ils sont craints au sein de la tribu puisqu’ils possèdent des pouvoirs magiques occultes et sont en contact avec les esprits malins, sont capables de transformer les pierres en fer et de transformer un morceau de fer en liquide et encore en des objets solides de différentes formes. Ils sont perçus comme des « maîtres du feu », capables d’éveiller les « esprits de la terre » avec leurs marteaux puissants. Du fait de leurs pouvoirs magiques effrayants, les forgerons

Arrivée en soirée à notre hôtel confortable à Korhogo qui nous accueille pour deux nuits.

Hotel Olympe ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

5e jour : Korhogo

Le matin, retour au village de la fonte traditionnelle pour observer le résultat de la fusion de la veille. La base scellée du fourneau est cassée pour libérer et extraire la fleur de fer et le forgeron en frappera une partie. Après cela, à l’aide d’un soufflet, il chauffera la poudre de métal obtenue jusqu’à sa fonte dans un creuset et il le versera dans un moule. Le métal est quelque temps plus tard chauffé à nouveau et frappé sur la forge jusqu’à obtention de la forme souhaitée, qui sera par la suite polie pour effacer toute imperfection ou bosse. Nous aurons ainsi assisté au processus entier menant à la création d’un objet. La métallurgie de fer traditionnelle est un exemple rare d’une “technologie tribale” ancienne. Pendant plus de 80 ans, on croyait cette technique disparue… jusqu’à la découverte de ce village !

La ville de Korhogo est un must pour tout voyageur visitant les régions nord de la Côte d’Ivoire. Son histoire remonte au XIIIème siècle et elle est aujourd’hui la capitale des Senufo, la tribu qui a produit quelques-unes des plus grandes œuvres d’art d’Afrique, dans presque tous les domaines : sculpture, tissage, peinture et produits de la forge. Nous visitons un intéressant marché artisanal pour y découvrir des sculptures en bois et des textiles ornés de dessins traditionnels Senufo. Ce sont ces dessins qui ont inspiré des artistes modernes tels que Pablo Picasso.

Les Senufo sont connus pour leurs rites initiatiques complexes. Poro, l’initiation des jeunes hommes, est un long processus qui prend 21 ans. C’est le passage de l’enfance à l’âge adulte et il consiste en l’apprentissage des secrets à la fois sociaux et religieux qui transforment un jeune homme en un vrai Senufo.

Leur danse des masques la plus spectaculaire est le Boloy, ou danse Panthère, exécutée par des initiés – nous y assisterons dans l’après-midi.

La Danse Panthère sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=2OAD5LJj2Jo

Nous restons deux jours dans la région de Khorogo et si des funérailles traditionnelles ont lieu, nous ne manquerons pas d’assister à la danse des masques sacrés exécutée au cours de cette cérémonie spéciale.

Hotel Olympe ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

6e jour : Khorogo – Nionfin – Boundiali

Nous laissons la route principale pour découvrir le village de Nionfin avec ses granges en argile, décorées de bas-reliefs symboliques et une maison sacrée unique sur laquelle un toit conique de grande taille est fièrement dressé. La maison est ornée des décorations peintes et des objets sacrés de cultes animistes puisqu’ils sont toujours pratiqués par les Senufo.

Plus tard dans la journée, nous rencontrons les incontournables nomades Fulani, à la recherche constante de pâturages pour leurs troupeaux de zébus. Les Fulani sont facilement reconnaissables à leurs chapeaux de paille de forme conique, leurs bâtons de marche qu’ils portent sur les épaules, la bouteille d’eau qui pend à leur cou, leur machette en main et leur port altier.

Ces nomades semblent venir de nulle part et aller nulle part. Habitués à une vie dure et des joies simples, ils semblent se porter parfaitement bien avec le peu qu’ils transportent. Ce sont des vrais gentlemen de ces savanes à perte de vue. Nous visiterons un village, essentiellement peuplé de femmes et d’enfants. Les femmes portent de beaux tissus colorés et des bijoux tribaux très spéciaux autour du cou et dans les cheveux (ambre baltique, perles de Bohème, pierres anciennes…).

Nous assistons ensuite à la danse des vierges – aussi appelée Ngoro, exécutée par les Senufo et partie intégrante de l’initiation Poro. Les jeunes initiés passent des mois ensemble dans des bosquets sacrés et retirés où ils apprennent les secrets religieux et sociaux qui les transforment en de vrais Senufo.

Hotel Le Paysan ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

7e jour : Boundiali – Odienné

Dans la région de Odienné, nous rencontrerons les Malinké, descendants de l’ancien Empire du Mali. L’histoire de ce groupe ethnique inclut Samory Touré, ce leader et chasseur d’esclave qui devint célèbre pour sa guerre contre l’armée coloniale française qui n’a pu le battre qu’après de nombreuses années de combat. Son armée comptait parmi ses rangs les Dozo (chasseurs initiés) réputés pour leur courage et pouvoirs mystiques. Bien qu’il n’y ait plus de guerres à mener aujourd’hui, sa lignée continue de jouir d’un très grand respect et leurs pouvoirs mystiques sont toujours transmis par le biais d’un long processus initiatique. Aujourd’hui, ils sont perçus comme une sorte de police locale, anges gardiens qui surveillent les villages, médiateurs de conflits et bien entendu, grands guérisseurs. Fort courageux et ayant une parfaite connaissance du territoire, ils sont sollicités par le gouvernement pour sécuriser les frontières nord du pays.

Nous rencontrerons les Dozo et marcherons avec eux à travers la savane. Ils sont vêtus de leurs tenues traditionnelles faites de “bogolan” et portent leurs armes à feu couvertes d’amulettes. Ils nous donneront un aperçu intéressant de la médecine traditionnelle par les plantes et nous amèneront à un site sacré où, sur le rythme intensifié des tambours, ils danseront et feront la démonstration de leur force.

Hotel Les Frontières (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

8e jour : Odienné – Man

Journée consacrée à la rencontre des Yacouba, aussi connus sous le nom de Dan.

Nous arpentons des villages bâtis à flanc de colline aux grandes cases rondes typiques aux toits de chaume – certaines maisons sont décorées de fresques créées par les femmes lors de cérémonies.

Au milieu des parfums des branches de plantations de café, au pied d’un énorme arbre Iroko, nous observons une mare peuplée de poissons-chats vénérés, gardiens des ancêtres. Très rapidement, les échos des tambours et des cris des initiés indiquent aux masques qu’il est l’heure de quitter la forêt sacrée… ainsi font-ils leur apparition et nous offrent des émotions inoubliables.

Les Danses Yacouba sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=DdFswalN9ek

Nous évoluons vers le Sud et à la vue du Mont Tonkpi et de sa “dent”, nous nous savons proches de notre destination: Man a été développé au pied de 18 montagnes d’un vert extrême et est la capitale des groupes ethniques We et Guéré.

Hôtel Les Cascades ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

9e jour : Man

La forêt tropicale qui s’étend depuis la Côte d’Ivoire jusqu’au Libéria est célèbre pour ses longs ponts de liane dont l’origine est un mystère – selon la tradition, ils sont construits par les jeunes initiés en une seule nuit !

Dans un tout petit village voisin, les masques émergeront de la forêt en notre direction. Selon la cosmogonie des Guéré, il existe un créateur qui ne communique avec les humains qu’à travers les masques, ses intermédiaires : au cours de la danse des masques, la distance entre les mondes de l’homme et des esprits disparaît, l’ordre cosmique et social est restauré, et on exprime la reconnaissance aux dieux et aux ancêtres.

Hôtel Les Cascades ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

10e jour : Man – Yamoussoukro

Nous poursuivons notre voyage le long d’immenses plantations de caoutchouc, cacao et de café, parsemées de tout petits villages. Nous savourons le parfum provenant des gousses de cacao – la Cote d’Ivoire est un des plus grands producteurs du monde de cacao – et nous apprenons les techniques de cultivation, récolte et transformation.

Dans l’après-midi, nous arrivons à Yamoussoukro, la capitale du pays depuis 1983. Il s’agit du village natal de Felix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire et un des plus grands leaders de l’indépendance. Avec la mort de Houphouët-Boigny, la ville de Yamoussoukro est restée la capitale bien que le président, les ministères, le gouvernement et l’administration soient tous à Abidjan. Après une période de crise qui a dégénéré en une longue guerre civile, la Côte d’Ivoire a de nouveau retrouvé la paix et la stabilité, et a réussi un des booms économiques les plus rapides en Afrique avec une croissance spectaculaire de 8.2% de son Produit Intérieur Brut.

La Basilique de Notre Dame de la Paix (Our Lady of Peace) est un produit du boom économique des années 1980. Selon le Livre Guinness des Records de 1989, sa largeur de 150m en a fait le bâtiment chrétien le plus grand au monde (Saint Pierre à Rome ne fait « que » 115m de largeur et l’édifice  se targue aussi d’avoir la plus grande section de vitres teintées au monde.

A Yamoussoukro, les voitures circulent sur de larges boulevards, tout en essayant d’éviter les nids de poule et poulets errants ! Au cours de notre visite, nous porterons également notre attention aux énormes édifices du gouvernement, les hôtels de 14 étages et le lac artificiel peuplé de caïmans. Et pourtant, malgré tout cela, ce qui frappe principalement notre imagination est le sentiment de vide, de rien, qui entoure ce qui est devenu un rêve révolu.

Hotel Le Président ou similaire (toutes les chambres sont dotées de climatisation et salle de bains privée).

11e jour : Yamoussoukro – Grand Bassam

Nous nous dirigeons vers le sud en direction d’Abidjan et arrivons à la Lagune Ebrié donnant sur l’Océan Atlantique. Grand Bassam est une vieille ville bâtie sur une berge de sable entre la lagune et l’océan. C’est l’ancienne capitale de la colonie française de Côte d’Ivoire, devenue aujourd’hui une station de tourisme et loisirs pour les Abidjanais. Grâce à ses avenues calmes ombragées par de très grands arbres, des bougainvilliers fournis et des bâtiments coloniaux bien préservés, on retrouve à Grand Bassam une atmosphère magique. L’ancienne poste est un bijou de l’architecture française coloniale. Le musée des costumes, à la résidence de l’ancien gouverneur, avec son grand escalier extérieur, est un véritable joyau et sa collection unique de tenues tribales, masques, décorations et photographies ethnographiques donnent un aperçu intéressant de l’histoire et de la culture.

Arrivés à Abidjan, nous disposerons de quelques chambres en « day-use » à l’hôtel Onomo.

Dîner libre

Transfert à l’aéroport en fonction du vol choisi.

Vol Abidjan / Paris à votre charge (voir chapitre « conditions »)

12e jour : arrivée à Paris

 

Si le groupe réunit Prix / Pers.*
14 personnes 3020 €
6 personnes 3020 €
5 personnes 3990 €
2 personnes 3990 €
Chambre individuelle 540 €

Nous consulter si vous souhaitez que nous nous chargions de votre transport aérien.

 

 

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